Mon premier souvenir du Pérou me ramène à Tintin et à ses aventures exotiques au pays des Incas dans le magnifique Temple du Soleil, sans doute un sommet dans l’œuvre de Hergé. Difficile de ne pas avoir mythifié le pays andin après avoir lu et relu la b.d. dans ma jeunesse.

L’image que j’ai du Pérou sera désormais teintée du souvenir de notre rencontre avec le géant de la littérature latino-américaine, Mario Vargas Llosa. Je suis convaincu que personne ne restera sur sa faim en regardant ce rendez-vous télévisuel rare et en lisant la transcription intégrale de notre entretien, qui s’est échelonné sur deux jours en février.

Je pense, entre autres, à ce segment d’interview où l’écrivain nous raconte son admiration pour Gustave Flaubert et sa correspondance, alors qu’il construit son chef-d’œuvre, Madame Bovary. Le génie se travaille, se forge à force d’efforts explique Vargas Llosa. C’est au bout de sa plume et des pages noircies infatigablement que se tient la récompense. Il faut être besogneux, tenace, obstiné. Le génie, sauf rares exceptions, n’est pas un don du ciel mais le résultat d’un entêtement qui doit souvent frôlé une folie maniaque !

Bien sûr, l’homme nous parle de son travail de romancier mais il ne manquera pas au passage de nous parler de politique - Vargas LLosa a été défait lors de l’élection présidentielle péruvienne en 1990. Un témoignage tout simplement fascinant que je vous invite à ne pas manquer.