Eric-Emmanuel Schmitt, souriant. « Je suis heureux, heureux de créer, c’est un bonheur absolu, c’est un accomplissement. »
Eric-Emmanuel Schmitt se livre aux bons soins d’Esther Wauthers, notre maquilleuse.
Eric-Emmanuel Schmitt fait quelques pas dans le parc pendant que l’équipe de tournage se prépare.
« Quasiment tous les jours, je me dis que c’est merveilleux de pouvoir gagner sa vie avec son art, en faisant ce qu’on aime. Et surtout, ce qui est merveilleux, c’est la réaction des gens par rapport à ce que j’écris [...]. Parce que les gens ne me disent pas “bravo”, ils me disent “merci”. Ça me bouleverse à chaque fois, ça, je ne m’habitue pas. Et c’est mieux parce que c’est : “Merci pour ce que vous m’avez apporté ou merci pour ce que vous avez provoqué en moi ou merci pour l’émotion que j’ai ressentie, merci pour le bienfait que telle réaction m’a fait”. Donc, on n’est pas dans l’admiration, on est dans le partage. »
Eric-Emmanuel Schmitt, sur le site des ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville, petite commune de 9400 habitants située à 30 km au sud de Bruxelles. Classées patrimoine exceptionnel de Wallonie, ces ruines constituent l’un des plus beaux sites architecturaux d’Europe. C’est dans ce lieu particulièrement lumineux et paisible que l’écrivain s’est ouvert à Stéphan Bureau sur l’importance de la foi.
Dans le décor de l’Abbaye de Villers-la-Ville, Eric-Emmanuel Schmitt, philosophe, interroge les motifs profonds qui l’ont mené à l’écriture. « Un rapport difficile à son corps peut vous transformer en écrivain, c’est ce que je crois. »
Eric-Emmanuel Schmitt et Stéphan Bureau échangent quelques mots entre deux segments d’interview.
Eric-Emmanuel Schmitt sur le site des ruines de l’Abbaye de
Villers-la-Ville, fondée au XIIe siècle sous l’impulsion de saint Bernard. Ce lieu est animé tout au long de l’année par de multiples manifestations culturelles.
Eric-Emmanuel Schmitt a gardé un regard neuf sur la vie. « Je pense que c’est une vertu de s’étonner, c’est même un principe de vie. [...] Il faut vivre chaque jour comme si c’était la première fois. Pas la dernière, ça, c’est horrible ! La première. Donc, la faculté d’étonnement, la faculté d’émerveillement. Platon disait que la première vertu philosophique, c’est l’étonnement. C’est des choses qu’on oublie. »
« J’écris mes romans à la main et mes pièces de théâtre sur l’ordinateur » a-t-il confié à Stéphan Bureau. « Faites-vous un
plan ? » « Jamais. J’y pense pendant des années, des mois. J’ai pas besoin de faire un plan. Je prends pas de notes. D’ailleurs, il n’y a pas de notes ici. Enfin, j’ai quand même un petit carnet de notes au cas où, mais je m’en sers jamais. »
Eric-Emmanuel Schmitt, pensif, réfléchit à l’importance de la littérature. « C’est une nourriture pour l’homme, essentielle, et qui doit l’aider à vivre, à se sentir mieux, à avancer, à avoir de la force. Ah oui ! Je crois profondément à cette fonction vitale. »
Eric-Emmanuel Schmitt, vu de dos, dans le jardin de sa lumineuse demeure bruxelloise. Enclavé dans un pâté de maisons, le jardin offre un espace clos et propice aux confidences.
Dans l’ombre de l’écrivain, le chien d’Eric-Emmanuel Schmitt, Fukita - le nom est japonais -, accompagne son maître partout où il va, même en tournage.
Eric-Emmanuel Schmitt, pris en flagrant délit de coquetterie masculine. Quelle chemise revêtira-t-il pour cette journée d’interview ?
Eric-Emmanuel Schmitt devant sa bibliothèque. À propos de la littérature et du livre, il dira à Stéphan Bureau : « Le livre, c’est ce avec quoi va se confronter l’individu pour se comprendre, pour comprendre le monde, pour essayer d’explorer la complexité du monde. Et ça fait partie de ses outils pour découvrir que le monde n’est pas aussi simple qu’il ne le croit et que lui-même n’est pas aussi simple qu’il ne le croit. »
Le chien est, dit-on, le meilleur ami de l’homme. C’est aussi vrai pour Eric-Emmanuel Schmitt qui voue une véritable affection à son chien, Fukita.
Eric-Emmanuel Schmitt au téléphone, sous un triptyque d’œuvres contemporaines.
Eric-Emmanuel Schmitt hume la jaquette de son livre Ma vie avec Mozart, paru en 2005 chez Albin Michel.
Eric-Emmanuel Schmitt au Théâtre Le Public, à Bruxelles. Sa pièce La tectonique des sentiments y était jouée au moment du tournage de CONTACT.
Les accessoires qu’Eric-Emmanuel Schmitt garde toujours avec lui, une paire de lunettes et un téléphone portable.
Montage photo. Eric-Emmanuel Schmitt, en trois temps, au Théâtre Le Public de Bruxelles.
Le livre Ma vie avec Mozart, publié chez Albin Michel (2005). Eric-Emmanuel Schmitt dira à Stéphan Bureau au sujet du compositeur prodige : « Je donnerais toutes les pièces de Schmitt pour écrire un opéra de Mozart ! » L’illustration de la jaquette du livre montre d’ailleurs Mozart au piano et Eric-Emmanuel Schmitt et son chien, l’écoutant.
L’œuvre d’Eric-Emmanuel Schmitt est traduite dans une vingtaine de langues dont le néerlandais, le suédois, le chinois, le russe et le japonais. Romancier à succès, il est l’auteur dramatique francophone le plus joué dans le monde.
La bibliothèque d’Eric-Emmanuel Schmitt, dans la mansarde qui lui sert de bureau.
Eric-Emmanuel Schmitt, pensif. À Stéphan Bureau qui lui demandait qui il aurait voulu être, l’écrivain répond : « Qui je voulais être ? Un lyrique, je voulais être un Claudel, je voulais être quelqu’un comme ça avec le verbe au premier plan, avec une certaine emphase peut-être même et une certaine façon de faire claquer la langue qui me plaît. Et j’ai découvert que ma voix à moi était plus proche du murmure, était plus proche d’une économie, d’une rigueur, d’une simplicité. »
Pour les besoins de la production, Eric-Emmanuel Schmitt s’est prêté au jeu et a signé son nom sur une feuille de plexi.
Eric-Emmanuel Schmitt dédicace son livre Ma vie avec Mozart à Stéphan Bureau.