Serge Noël produit ses propres films, et ceux d’autres cinéastes. Actif dans le milieu indépendant du cinéma, il a été a l’AAMI, membre des Films de l’Autre, à SpiraFilm, et consultant au Conseil des Arts du Canada (CAC) en Arts Médiatiques. Il a aussi participé à la rédaction d’un guide d’initiation à la Production en cinéma, édité par la SODEC et l’INIS.
Comme réalisateur de fiction, Serge Noël signe Enzyme mélancolie, R, et Le Marxiste et les Autres. Il y construit un univers où la parole a le pouvoir d’altérer les choses. Il a aussi réalisé un documentaire urbain (Voisins mur à mur, en 1997), prenant la forme d’une série de fictions, entretenues par des conteurs, sur leur rapport à leur voisin. Il réalisera ensuite à partir de cette idée une série de capsules pour le téléjournal de TQS.
Serge Noël travaille depuis 2003, avec le soutien de Téléfilm Canada, le scénario de son premier long-métrage « Modeste ou l’entendement ». Un film pour lequel il développe aussi, grâce au soutien du CAC, des techniques originales de traitement du 35mm noir et blanc. Il a d’ailleurs importé à cette fin une étrange machine à développement de Californie, qu’il prétend pouvoir faire fonctionner... et mettre à la disposition des cinéastes de Montréal.
« La figure du Charlot de Chaplin. Non pas seulement celui des « Temps Modernes », mais aussi celui de la période Sennett : Charlot comme le seul éveillé dans un monde bouffi d’aisance soporifique, un monde endormi de confort. Pour moi le cinéma et la télévision servent à observer le rapport de l’homme moderne au monde. Une idée que l’on trouve, oui, dès le cinéma muet de Chaplin, et avec Keaton, mais qui se poursuit avec Jacques Tati, et aujourd’hui, Roy Anderson : des artistes chez qui la poésie prend toujours place, aussi dure que soit la réalité. »